Le gingembre ressemble beaucoup au curcuma et se cultive pratiquement à peu près de la même manière. Le gingembre est cultivé pour ses rhizomes qui, asséché est employé comme épice à cause de son arôme délicat et de sa saveur plus ou moins brûlante.

Il constitue également un des éléments de la poudre de carry. Les boulangers et les confiseurs l’utilisent pour la fabrication du pain d’épice. Il est employé dans le saumurage et pour la conservation de viande. Le curcuma est employé en cuisine dans la fabrication de la moutarde. Il sert aussi dans la confection des pickles et entre pour une bonne part dans la préparation de carry.

Culture du gingembre et curcuma

Culture du gingembre et curcuma

2 ÉCOLOGIE
2.1 Besoins en température
Le gingembre demande un climat tropical où la température est élevée au moins une partie de l’année. Le gel l’oblige à passer au repos végétatif.
2.2 Besoins en eau
Il exige une pluviométrie moyenne annuelle supérieure à 2 000 mm. Dans les régions moins arrosées, une irrigation d’appoint s’avère nécessaire si la pluviométrie est inférieure à 1 000 mm.
2.3 Besoins en ensoleillement
Il exige un grand ensoleillement
2.4 Besoins en sols
Le sol idéal pour la culture du gingembre et du curcuma paraît bien être constitué par le bon sol de jardin, humifère, assez léger, facile à travailler, se ressuyant bien car il craint l’excès d’humidité. Les alluvions légères conviennent aussi parfaitement.
Des sols limoneux légers ou sablo-argileux conviennent très bien.
2.5 Besoins en altitude
Leur culture s’étage entre 500 et 1.500 mm d’altitude

3 VARIÉTÉS
Le fait que les 2 plantes soient toujours reproduites par voie asexuée explique le très petit nombre de variétés :
3.1 Variétés de gingembre
Elles sont au nombre de deux
¢ Le gingembre blanc ou gingembre jaune appelé aussi turmerie ginger
¢ Le gingembre bleu appelé aussi flint ginger

4 VARIÉTÉS DE CURCUMA
On distingue
¢ L’alleney Turmerie, jaune orangé ;
¢ Le Madras Turmerie, plus estimé, jaune citron ;
¢ Le Haïti Turmerie, jaune orange foncé.

5 TECHNIQUES CULTURALES
5.1 Multiplication
Elle se fait par voie asexuée. Comme il faut attendre 2 à 3 mois pour planter des morceaux de rhizomes issus d’une plantation, on peut laisser les plants dans le sol en attendant la plantation. Les recouvrir d’un paillis régulièrement renouvelé pour éviter la dessiccation.
5.2 Préparation du sol
Cette préparation du sol commence avec les premières pluies. Elle a une grande importance et doit être faite avec soin car la partie utile de la plante est souterraine. Il est donc indispensable de pulvériser finement le sol pour ne pas gêner le développement des rhizomes.
On prépare des planches de 3 m de long et 0,90 m de large séparées par des sentiers de 25 à 30 cm de large.
5.3 Plantation
On utilise des éclats de rhizomes frais qui doivent porter chacun de 3 à 5 yeux. Ils seront prélevés et coupés à l’aide d’un couteau bien tranchant d’environ 2,5 cm de longueur.
La quantité de semence employée varie de 900 à 1.350 kg à l’ha
Les germes peuvent apparaître avant la plantation
Les jeunes pousses apparaissent vers le 10ème au 15ème jour qui suit la plantation.
La levée est complète à la 3ème semaine.
Distance de plantation
Suivant les variétés et la fertilité du sol, la distance varie de :
15 x 25 cm
25 x 30 cm
30 x 30 cm
5.3.1 Profondeur
Les éclats de rhizomes sont plantés entre 10 à 15 cm de profondeur.
5.3.2 Fertilisation
Ce sont des plantes épuisantes. Mettre dans chaque trou une ou deux poignées de fumier ou d’un mélange de fumier et de cendre, ce qui représente une fumure de base de 10 à 12 tonnes et de plus de 2 T de cendre à l’ha.
5.4 Entretien
Les planches une fois plantées sont recouvertes d’une épaisse couche de feuilles ayant la propriété de pourrir rapidement (Vomiquier), servant ainsi d’engrais vert. Mais le but principal est de protéger le sol de surface de l’ardeur du soleil.
Lorsque les jeunes plants sont bien développés, on nettoie les planches par un sarclage soigneux. Puis on procède à un nouveau paillage identique au premier. Ce paillage est repeté à la fin du 3ème mois.
On a constaté que l’action du paillage avait un effet rémanent et profitait non seulement à la culture du gingembre, mais aussi à celles qui la suivent.
5.5 Récolte
Le signe qui permet de juger que le gingembre est bon à récolter est le jaunissement des tiges feuillées et leur flétrissement.
On récolte les rhizomes de gingembre destinés à la conserverie avant maturité sinon ils deviennent trop fibreux et trop âcres.
Les rhizomes destinés à faire du gingembre sec ou en poudre sont récoltés à maturité : 9 à 10 mois
La récolte est faite très soigneusement à l’aide d’une bêche ou d’une fourche.
Éviter de blesser les rhizomes. Il est indispensable de les nettoyer immédiatement et de les débarrasser sans tarder des racines et de la terre adhérente. Laver les rhizomes et les sécher au soleil où ils prennent cette couleur jaune claire qui leur est propre.
5.6 Rendement
Il varie d’un pays à l’autre, de 20 à 30 T/ha. A Beforona il est de 15 tonnes à l’hectare.
Le gingembre frais donne seulement 20 à 30% de gingembre sec.

6 MALADIES ET ENNEMIS
6.1 Maladies
Sur les feuilles, plusieurs champignons produisent des taches sur les deux plantes
6.2 Ennemis
Les ennemis du gingembre et du curcuma sont communs. On connaît notamment sur les rhizomes la pourriture rouge et la pourriture sèche et noire causées respectivement par (Nectriella Zingiberi) et (Rosellinia Zingiberi)
Différentes espèces de Pythium causent une décomposition des racines et une fonte de semis

7 BIBLIOGRAPHIE

– Mémento de l’Agronome – Ministère de la Coopération et de Développement 1991.


Le gingembre bio antioxydant naturel puissant est une plante herbacée à port de roseau d’environ 1,50 m de haut.

Il se caractérise par un gros rhizome (tige souterraine) charnu entouré d’une enveloppe dure, présentant des nodosités. Deux types de tiges proviennent de ce rhizome. Les premières portent des feuilles vertes, alternes, étroites, longues de 20 cm. Celles du second type, plus courtes, sont des tiges florifères se terminant par un épi de fleurs tachetées de jaune et pourpre, entourées de longues bractées (feuilles modifiées) vertes bordées de jaune. Les fruits sont des capsules. En culture, la reproduction se fait par repiquage d’éclats des rhizomes pourvus d’un bourgeon. Mis en place au printemps, les rhizomes sont récoltés en automne.

Le gingembre se conserve assez longtemps mais sa saveur diminue avec le temps pour gagner en piquant. Le mieux est donc de consommer les rhizomes frais. Réputé pour son pouvoir revitalisant, il est également très bon pour soulager les maux d’estomac et les nausées des femmes enceintes (frotter la racine sur un peu de pain le matin…). Il est antiseptique, antibactérien, soulage les maux de tête, les rhumatismes… C’est une véritable star de la médecine asiatique et de la gastronomie!

Cultiver le gingembre bio

Cultiver le gingembre bio

Conseils de plantation et de culture: Une racine pour démarre, et oui, c’est bête comme chou.
Pas besoin de courir rapidos en Chine, il s’en trouve dans presque tous les supermarchés. Mais le mieux reste de se le procurer dans une boutique bio, pour être sûr de partir sur un produit exempt de substances chimiques. Choisir une racine “prête à planter”, celle qui semble la plus vigoureuse. Evitez à tout prix les racines toutes flétries et rabougries après quatre mois de présence sur l’étalage. Préférez plutôt une racine bien charnue dont quelques petites pousses tentent timidement une approche.

Plantation et culture
Comme pour la plantation de l’ananas, il y a deux écoles. Celle de laisser le rhizome de gingembre faire ses racines dans un verre d’eau à l’ombre (mais néanmoins tempéré), soit le mettre directement en terre au beau milieu de votre potager chinois (en surface, sans l’enfoncer totalement) et attendre que les pousses vertes à l’extrémité de la racine se développent. Le rhizome formera alors de jolies tiges qui fleuriront peut-être…, je conseille de le cultiver comme un dahlia, dans de la terre de bruyère, ou de le démarrer dans une véranda pas trop chaude.

Pour mettre toutes les chances de son côté et être sûr de pouvoir profiter des qualités gustatives de son gingembre, prévoir un terreau léger et très bien drainé. Mélange terreau/ terre de jardin peu calcaire + fumier complètement composté à l’abri cet hiver. Si une culture en pot est envisagée, un récipient relativement grand et profond, un pot évasé (genre jardinière) pour le laisser s’étaler et bien profond: c’est préférable pour faciliter la croissance des racines.

Cette plante tropicale vivace adore la chaleur (25°C) et une humidité constante. Il faut toutefois éviter de trop arroser avant que le gingembre n’ait vraiment fait racine de peur de le voir pourrir sur place. Ce n’est qu’une fois les tiges bien montées que l’on peut arroser à tout va. Tant qu’il a du soleil et un peu d’eau, il a l’air d’être heureux… et pousse presque comme du bambou. Une connaissance l’a installée en terreau riche + sable, au chaud au dessus d’un radiateur, recouvert d’un sachet plastique; il a germé en 2 semaines, puis a très vite grandi; finalement, elle a dû le transplanter dans un pot de 20 cm au bout d’un mois. Il fait maintenant 80 cm (en 3 mois) et n’arrête pas de faire de nouvelles pousses; j’espère le voir fleurir un jour.

Récolte et dégustation
9 à 10 mois après plantation, lorsque les parties vertes se dessèchent, on peut déterrer une partie des rhizomes et les employer à la consommation. Pour obtenir du gingembre plus jeune et plus citronné, on peut le récolter après 5 ou 6 mois seulement. Si l’on souhaite fragmenter ses rhizomes pour plantation, il faut veiller à ce qu’au moins un bourgeon soit présent sur le fragment en question.


Le gingembre bio antioxydant naturel puissant, Zingiber officinale, est une espèce de plante originaire d’Asie dont on utilise le rhizome en cuisine et en médecine traditionnelle. C’est une épice très employée dans un grand nombre de cuisines asiatiques, et en particulier dans la cuisine indienne.

Depuis fort longtemps, le gingembre est consommé aux quatre coins du monde pour soulager différents maux tels que les rhumatismes, les nausées, le rhume et les maux de tête. Des textes indiens datant de l’an 1000 avant notre ère prescrivaient cette plante pour des maux allant de l’asthme aux hémorroïdes.

Le gingembre est une plante vivace tropicale herbacée d’environ 0,90 m de haut issue d’un rhizome.
Il apprécie une exposition ensoleillée et une atmosphère humide. La croissance est rapide, et la multiplication se fait par division des rhizomes.

Une quarantaine de composés antioxydants ont été découverts dans le gingembre, certains d’entre eux seraient résistants à la chaleur et pourraient même être libérés durant la cuisson, ce qui pourrait expliquer l’augmentation de l’activité antioxydante du gingembre cuit. Le gingembre moulu se situe au troisième rang quant à son contenu en antioxydants parmi plus de 1 000 aliments analysés.

Gingembre frais est le gingérol

Gingembre frais est le gingérol

Le principal composé actif responsable du goût piquant du gingembre frais est le gingérol. Ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes sont bien connues et son potentiel anticancer est démontré in vitro.

Plusieurs études ont évalué l’effet antiémétique (la capacité de prévenir ou d’arrêter les nausées et les vomissements) attribué au gingembre. Deux études ont révèlé que la consommation de 0,5 g à 1,5 g de gingembre en poudre pourrait être efficace pour traiter les nausées et les vomissements durant la grossesse. Le gingembre est également reconnu pour ses propriétés carminatives .
Le gingembre pourrait stimuler la sécrétion de bile et l’activité de différents enzymes digestifs, résultant en une digestion plus rapide des aliments.

Chez l’humain, la consommation de gingembre a démontré des résultats prometteurs quant à la diminution des douleurs reliées à l’arthrite. Les propriétés anti-inflammatoires de certains constituants du gingembre sont reconnues depuis fort longtemps et sont bien documentées. Parmi les composés connus, mentionnons principalement les gingérols dont les effets bénéfiques ont été également observés chez l’animal, mais aussi les shogaols et les paradols.

Le gingembre moulu est une excellente source de manganèse, et dans une moindre mesure de cuivre.

Certains attribuent à son rhizome riche en magnésium des propriétés aphrodisiaques. Dioscoride, Pline ou Avicenne parlent déjà de cette propriété. Les bacchantes composaient des philtres d’amour à base de gingembre et de Phallus impudicus.
Le chapitre 7 du Kâmasûtra évoque son usage dans des pratiques sexuelles occultes. « Le gingembre aide à la nature luxurieuse » selon Jérôme Cardan. Sa réputation est telle que Madame du Barry en donnait à chacun de ses amants.Malheureusement il n’y a pas pour l’instant d’étude sérieuse qui viennent soutenir l’action aphrodisiaque du gingembre.


Le gingembre bio antioxydant naturel puissant, Zingiber officinale, est une espèce de plantes originaire d’Asie, du genre des Zingiber et de la famille des Zingiberaceae dont on utilise le rhizome en cuisine et en médecine traditionnelle. C’est une épice très employée dans un grand nombre de cuisines asiatiques, et en particulier dans la cuisine indienne. Il est aussi utilisé en Occident dans la confection de la ginger ale et de desserts comme le pain d’épices.

Caractéristiques botaniques

Le gingembre est une plante vivace tropicale herbacée d’environ 0,90 m de haut issue d’un rhizome.
Les feuilles persistantes sont lancéolées, bisériées, longues et odorantes.
Les fleurs sont blanches et jaunes ponctuées de rouge sur les lèvres, les bractées sont vertes et jaunes.
Après la floraison, un court épi axillaire renfermant les graines noires enfermées dans des capsules trivalves apparaît au bout d’une tige couverte d’écailles.
Il apprécie une exposition ensoleillée et une atmosphère humide. La croissance est rapide, et la multiplication se fait par division des rhizomes.

Autres « gingembres

Une espèce dicotylédone d’Amérique du Nord, l’Asarum canadense est connue sous le nom de « gingembre sauvage ». Ses racines ont des propriétés aromatiques similaires et il peut être utilisé comme substitut. Cette plante n’est pas reliée aux gingembres véritables et appartient à la famille des Aristolochiaceae.
Les rhizomes d’une autre plante de la famille des Zingiberaceae, Curcuma longa, constituent une épice appelée à la Réunion « gingembre-safran » ou « safran péi » car, sur l’île, il est commun de dire “safran” pour curcuma. La saveur est douce et aromatique, la pulpe est de couleur rose-orangée. La même racine est appelée “safran”, en français, à Mayotte et dzindzino en shimaore. Une autre variété encore, Curcuma amada à la pulpe jaune à jaune fluorescent, est appelée “gingembre mangue” car la saveur rappelle celle de la mangue carotte verte.

Histoire

Il était dénommé zenj par les marchands arabes, mot par lequel ils désignaient aussi les habitants de la côte est de l’Afrique et d’où vient le nom de “Zanzibar”, où les Arabes allaient chercher le gingembre.

Composition chimique

Le rhizome est très riche en amidon (60 %). Il contient des protéines, des graisses (10 %), de l’huile essentielle et une résine.
L’impression de feu (pseudo-chaleur) lors de la consommation de gingembre est due à la présence de shogaol, de paradol et de zingérone. La concentration de gingérol – constituant majeur du gingembre frais – est plus faible dans le gingembre séché, tandis que la concentration en shogaol augmente.
À partir du rhizome du gingembre sont extraites une oléorésine (6 %) et une huile essentielle (1-3 %). L’oléorésine contient les composés chimiques à l’origine de la saveur piquante, tels que le gingérol (15 %). La composition de l’huile essentielle varie beaucoup suivant l’origine géographique mais on retrouve des composés odorants comme le zingiberène, le curcumène, le camphène, le bisabolène, le citral et le linalol. Ces deux extraits sont destinés à l’aromatisation des aliments, tandis que seule l’huile essentielle est utilisée dans la parfumerie.

Usages alimentaires

Les jeunes racines de gingembre sont juteuses et charnues avec un goût très doux. Les racines mûres sont fibreuses, presque sèches et ont un goût plus prononcé. Plus vieilles, elles prennent un goût très fort
On les utilise marinées dans le vinaigre (gari) dans la cuisine japonaise, le gari est utilisé pour rafraîchir le palais entre les bouchées dans la dégustation de sushi.
Dans la cuisine indienne, c’est un ingrédient dans différents mélanges d’épices et sauces, comme le masala ou le Vindaloo.
Les racines sont souvent employées dans la cuisine chinoise pour couvrir les odeurs et saveurs fortes comme celles des poissons et fruits de mer, du poulet et du mouton (pour ce dernier, sous l’influence de la cuisine ouïgour le gingembre y est plus souvent remplacé par du cumin). Cette saveur épicée et malodorante est due à la zingerone.
Le gingembre est également utilisé en pâtisserie pour parfumer biscuits et gâteaux – par exemple dans la cuisine hongroise: le gâteaux de gingembre frais.
Le gingembre sec, en poudre, est employé pour parfumer le pain d’épices et d’autres recettes. Il a alors un goût tout à fait différent de celui du gingembre frais, et ils ne peuvent se substituer l’un à l’autre. Le galanga est utilisé à des fins semblables en cuisine thaïlandaise.
Le gingembre est utilisé pour aromatiser le thé dans les zones de culture swahilie et en Corée.

Gingembre bio botaniques histoire usages

Gingembre bio botaniques histoire usages

Boissons

Au moyen-age, dans une majeur partie de l’Europe on consommait l’hypocras, une boisson à base de vin de vigne et de diverses épices dont notamment du gingembre.
Le gingembre est aussi consommé en Afrique de l’Ouest sous forme de jus pressé(sucré) appelé Gnammankoudji et y est considéré comme boisson ayant des effets aphrodisiaques.
La bière de gingembre (soda sans alcool) est produit à la Jamaïque, et est connue sous l’appellation anglaise “ginger beer”.
Au Canada la ginger ale, une boisson douce, gazeuse et sans alcool assez proche de la bière de gingembre a inspiré le soda de la célèbre marque Canada Dry.
En France, à Jarnac, dans le département de la Charente, on produit une liqueur de gingembre dénommée Domaine de Canton Ginger Liqueur.

Usages médicinaux

Des textes indiens datant de l’an 1000 avant notre ère prescrivaient cette plante pour des maux allant de l’asthme aux hémorroïdes. Les médecins asiatiques l’utilisent toujours.
Plusieurs études sur l’homme mettent en évidence des propriétés antiémétiques. Une synthèse de recherches médicales confirme l’efficacité du gingembre dans le soulagement de la nausée postopératoire.
Le gingembre a été proposé comme un antimigraineux n’ayant pas d’effet négatif.
On lui reconnaît également le soulagement de la cinétose ou maladie des transports, les marins chinois en mâchaient pour la prévenir.
Les femmes chinoises consomment traditionnellement de la racine de gingembre pendant la grossesse pour combattre la nausée du matin.
Effet protecteur sur la muqueuse gastrique.
Combat les insuffisances biliaire et pancréatique.
Fait baisser les taux de cholestérol, de triglycérides sanguins, d’acides gras et de phospholipides.
Le gingembre a une action anti-inflammatoire, soigne en particulier la douleur et les symptômes des rhumatismes inflammatoires.
« Le rhizome de gingembre est peu utilisé en France où il a récemment été inscrit sur la liste des plantes susceptibles d’entrer dans la composition de phytomédicaments bénéficiant d’un dossier d’AMM “abrégé” [Note Expl., 1998] ; il peut revendiquer l’indication : traditionnellement utilisé dans le mal des transports. » (Bruneton 1999)1.

Autres propriétés supposées ou alléguées

Certains attribuent à son rhizome riche en magnésium des propriétés aphrodisiaques. Dioscoride, Pline ou Avicenne parlent déjà de cette propriété. Les bacchantes composaient des philtres d’amour à base de gingembre et de Phallus impudicus. Le chapitre 7 du Kâmasûtra évoque son usage dans des pratiques sexuelles occultes. « Le gingembre aide à la nature luxurieuse » selon Jérôme Cardan. Sa réputation est telle que Madame du Barry en donnait à chacun de ses amants et que les colons portugais développèrent sa culture en Afrique de l’Ouest. Il manque cependant des études sérieuses pour confirmer cette propriété supposée.


Cette racine venue d’Asie et à qui l’on confère toutes sortes de pouvoirs aphrodisiaques, fait partie des indispensables d’un potager chinois digne de ce nom. Conseils de plantation et de culture de cette racine aux milles vertus.

Une racine pour démarrer

Pas besoin de courir chez l’épicier chinois à l’autre bout de la ville pour choisir sa racine de gingembre destinée à la plantation. Il s’en trouve dans presque tous les supermarchés. Mais le mieux reste de se le procurer dans une boutique bio, pour être sûr de partir sur un produit exempt de substances chimiques. Pour choisir sa racine “prête à planter”, il suffit de s’emparer de celle qui semble la plus vigoureuse. Exit les racines toutes flétries et rabougries après quatre mois de présence sur l’étalage. Préférez plutôt une racine bien charnue dont quelques petits pousses tentent timidement une approche.

Cultiver le gingembre

Cultiver le gingembre

Plantation et culture

Comme pour la plantation de l’ananas, il y a deux écoles. Celle de laisser le rhizome de gingembre faire ses racines dans un verre d’eau à l’ombre (mais néanmoins tempéré), soit le mettre directement en terre au beau millieu de votre potager chinois (en surface, sans l’enfoncer totalement) et attendre que les pousses vertes à l’extrémité de la racine se développent. Le rhizome formera alors de jolies tiges qui fleuriront peut-être…

Pour mettre toutes les chances de son côté et être sûr de pouvoir profiter des qualités gustatives de son gingembre, prévoir un terreau léger et très bien drainé. Si une culture en pot est envisagée, un récipient relativement grand et profond (genre jardinière) est préférable pour faciliter la croissance des racines.

Cette plante tropicale vivace adore la chaleur (25°C) et une humidité constante. Il faut toutefois éviter de trop arroser avant que le gingembre n’ait vraiment fait racine de peur de le voir pourrir sur place. Ce n’est qu’une fois les tiges bien montées que l’on peut arroser à tout va.

Récolte et dégustation

9 à 10 mois après plantation, lorsque les parties vertes se dessèchent, on peut déterrer une partie des rhizomes et les employer à la consommation. Pour obtenir du gingembre plus jeune et plus citronné, on peut le récolter après 5 ou 6 mois seulement. Si l’on souhaite fragmenter ses rhizomes pour plantation, il faut veiller à ce qu’au moins un bourgeon soit présent sur le fragment en question.

Le gingembre se conserve assez longtemps mais sa saveur diminue avec le temps pour gagner en piquant. Le mieux est donc de consommer les rhizomes frais. Réputé pour son pouvoir revitalisant, il est également très bon pour soulager les maux d’estomac et les nausées des femmes enceintes (frotter la racine sur un peu de pain le matin…). Il est antiseptique, antibactérien, soulage les maux de tête, les rhumatismes… C’est une véritable star de la médecine asiatique et de la gastronomie!


Le village de Corconne par sa situation ” encagnardée ” bénéficie de conditions climatiques particulières. Le soleil accentue sa pression dès les premiers beaux jours jusqu’à permettre quelques cultures inattendues…

Les textes du XIV° sc. que nous ont transmis les copistes des évêques de Maguelonne (cartulaire) nous apportent un témoignage précieux : ainsi apprenons nous que dans six cas au moins la redevance due sur les terres était payée d’une demi – livre de gingembre.

La culture du gingembre

La culture du gingembre

Pourquoi du gingembre ?

Très tôt, à cause du goût pour les épices et de la difficulté de conserver les qualités du vin produit, le gingembre a été utilisé pour parfumer le vin et cacher la misère !
La proximité de Montpellier et de sa faculté de médecine donnait un autre sens, à cette production utilisée comme médicament contre la fièvre, le rhume, la grippe. Le gingembre semble faire office de remède miracle : il facilite la digestion, réchauffe l’estomac, éclaircit la vue. Utile aussi contre les maux de dents, les douleurs articulaires et rhumatismales. Excellent pour soigner la goutte, ajoutons qu’il a été préconisé pour se préserver de la peste et qu’on lui accorde des vertus aphrodisiaques.
Le gingembre n’existe pas à l’état sauvage, il n’existe que cultivé. Il est certainement originaire de l’Inde ou de la Chine. Ce sont les marchands qui l’ont introduit dans les régions méditerranéennes au premier siècle de notre ère.
C’est une plante herbacée dont les rhizomes sont divisés en nodosités grosses comme le pouce… ce sont ces éclats de rhizomes qui sont mis en place au printemps et récoltés à l’automne.

La culture du gingembre témoigne de la capacité d’innovation des habitants de notre village au Moyen Age, ils savaient s’adapter à la modernité que représentait la proximité de Montpellier et de son université. Notons en terminant que Bernard Gili, à la même époque, payait ses redevances avec des pistils de safran cultivé, lui aussi, pour un usage pharmaceutique.